À compter du 1er octobre 2026, le montant maximal que vous pouvez avoir à payer chaque année au titre des franchises médicales et des participations forfaitaires augmente sensiblement. Un texte réglementaire relève en effet ces plafonds, avec des conséquences directes sur le reste à charge de nombreux assurés. Voici ce qu’il faut comprendre pour anticiper l’impact sur votre budget santé.
Ce qui change concrètement dès octobre 2026
Jusqu’à présent, le total restant à votre charge au titre des franchises médicales et des participations forfaitaires ne pouvait pas dépasser 100 € par an. Ce plafond global est désormais porté à 140 € par an pour les assurés qui ne bénéficient d’aucune exonération.
Cette hausse peut sembler modeste, mais elle représente une augmentation de 40 % du plafond annuel cumulé. Pour les personnes qui consomment régulièrement des soins, des médicaments ou des examens, ce nouveau seuil peut être atteint plus vite qu’auparavant.
Comprendre la franchise médicale
La franchise médicale correspond à une somme qui reste à votre charge une fois le remboursement de l’Assurance maladie effectué. Elle s’applique dans plusieurs situations courantes :
- l’achat de médicaments délivrés en pharmacie ;
- les actes réalisés par les auxiliaires médicaux (infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste, etc.) ;
- les transports sanitaires (ambulance, VSL, taxi conventionné).
Cette franchise est déduite automatiquement de vos remboursements, sans démarche particulière de votre part.
Les plafonds journaliers à connaître
Pour éviter que la facture ne s’envole en une seule journée, des plafonds journaliers encadrent la déduction :
- au maximum 4 € par jour pour l’ensemble des actes paramédicaux ;
- au maximum 8 € par jour pour les transports sanitaires.
Un plafond annuel revu à la hausse
Au-delà du rythme quotidien, un plafond annuel limite le cumul des franchises médicales sur l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre. Ce plafond, jusqu’ici fixé à 50 € par personne et par an, est relevé à 70 € par personne à partir du 1er octobre 2026. Il concerne l’ensemble des actes et prestations soumis à franchise.
La participation forfaitaire, un autre reste à charge
La participation forfaitaire est une somme distincte, elle aussi déduite des remboursements de l’Assurance maladie. Elle s’applique notamment à :
- les consultations et actes réalisés par un médecin ;
- les examens radiologiques ;
- les analyses de biologie médicale.
Son montant est de 2 € par acte, par médecin ou par consultation, dans la limite de 8 € par jour pour un même professionnel de santé. Comme la franchise, elle est prélevée directement sur vos remboursements.
Qui est concerné et qui reste protégé
La hausse du plafond concerne les assurés qui ne bénéficient d’aucune exonération. Certaines catégories restent en effet dispensées de ces prélèvements. C’est généralement le cas :
- des enfants et jeunes de moins de 18 ans ;
- des femmes enceintes à partir d’une certaine période de grossesse ;
- des bénéficiaires de dispositifs de protection maladie spécifiques destinés aux personnes aux revenus modestes.
Si vous relevez de l’une de ces situations, ces augmentations n’ont pas d’incidence sur votre reste à charge.
Quelles implications concrètes pour votre budget ?
Pour les assurés qui n’ont recours aux soins que de manière ponctuelle, l’effet reste limité. En revanche, les personnes suivant un traitement régulier, celles qui bénéficient de séances fréquentes de kinésithérapie ou de soins infirmiers, ou encore les patients ayant besoin de transports sanitaires réguliers atteindront désormais plus rapidement les nouveaux plafonds.
Quelques réflexes peuvent vous aider à mieux maîtriser votre budget santé :
- vérifier régulièrement le détail de vos remboursements pour repérer les sommes déduites ;
- vous renseigner sur votre éventuelle éligibilité à une exonération ;
- examiner les garanties de votre complémentaire santé, sachant que les franchises et participations forfaitaires ne sont, en principe, pas prises en charge par les mutuelles.
Pourquoi ces montants évoluent
Ces prélèvements ont été conçus pour responsabiliser les assurés dans leur consommation de soins et pour contribuer au financement du système de santé. Leur revalorisation s’inscrit dans une logique de maîtrise des dépenses de l’Assurance maladie. Pour les usagers, l’essentiel est de bien connaître ces mécanismes afin d’anticiper leur incidence sur les dépenses de santé du foyer.
En résumé
À partir du 1er octobre 2026, le plafond annuel cumulé des franchises médicales et participations forfaitaires passe de 100 € à 140 €, et le plafond annuel spécifique aux franchises médicales de 50 € à 70 € par personne. Les plafonds journaliers, eux, ne changent pas. Rester informé de ces évolutions permet de mieux comprendre vos remboursements et d’éviter les mauvaises surprises.

Rédacteur spécialisé dans la santé, travaillant sur le site Doqi.fr, un site d’annuaire et d’actualités axé sur les sujets liés au coronavirus.






